De la nécessité de perpétuer la cohésion sociale : Jeûne, prière et rupture collective des jeunes de Bilbalogho
Ce vendredi 31mars 2023, des jeunes chrétiens et musulmans du quartier Bilbalogho, secteur 01 de la ville de Ouagadougou, réunis en petit comité dénommé BBLG Biiga ont effectué un moment de partage après avoir jeûné et prié pour la paix au Burkina et plus de cohésion sociale
L'un des membres du petit groupe,Rachid Barry nous explique la
motivation qui a conduit à cette rupture collective en ces termes : "Nous
venons du même Dieu, il n y a pas de Dieu protestant, ni musulman, ni catholique... ".
En ces temps où le Burkina connaît d'énormes bouleversements, qui
impactent énormément sur la cohésion sociale en terme de conflits
ethniques et religieux, beaucoup de Burkinbés pensent qu'il est important d'unir les prières d' une seule
voix, comme une seule personne et d'être des exemples à suivre d'abord par
notre entourage proche et ensuite par tout le monde. C'est en ce sens
qu'un autre membre du groupe, Loic Adjovi, s'exprime ainsi : "Ce moment nous a
inspiré ce que déjà nos parents nous ont inculqué depuis la naissance, c'est
à dire le partage..." et Djamila ouedraogo, également membre du groupe d'ajouter : " BBLG
c'est un quartier de fraternité, c'est un quartier d'amour, donc ensemble
nous consolidons les liens, raison pour laquelle nous avons décidé de
partager ce moment assez important".
Ainsi donc, c'est en vaquant à leurs différentes occupations personnelles que
les BBLG Biigas ont effectué leur journée de jêune, en respectant chacun les
termes de sa religion et en n'oubliant pas d'orienter les prières et
supplications sur le bien être du pays.Une tâche a été assignée à chaque
membre, dans l'objectif de garantir une bonne organisation. Puis à l'heure convenue,
ils se sont tous retrouvés pour chacun apporter sa contribution et dresser la
table de rupture.
Après la prière dirigée par une soeur chrétienne et un frère
musulman autour d'une table bien garnie de dattes,de bouillies, de jus, de
fruits, de galettes, de beignets etc, ils ont partagé plus qu'un repas: un
moment très symbolique.
Il existe d'ailleurs un dicton, extrait des
fragments d'un journal intime de Henri Frederic Amiel qui
illustre bien cette situation : "Le meilleur des repas est celui que l'on
partage entre amis".
Que nos petits frères et soeurs, ainsi que nos enfants puissent grandir avec ces mêmes valeurs qu'on nous a un jour bien inculquées et connaître un Burkina meilleur, c'est là notre mission actuelle et urgente.
*BBLG : diminutif de Bilbalogho, affectueusement créé par le groupe qui
s'est ensuite baptisé BBLG Biiga qui veut dire enfants de bilbalogho en
mooré, langue nationale du Burkina.
Marcelle M Traore

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